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Don't call it a dream, call it a plan

MA PASSION

Petite, ayant un fort caractère, ma maîtresse d'école primaire a conseillé à mes parents de m'inscrire dans un sport d'équipe. Considérant le volley comme un sport féminin relativement "doux", mes parents qui n'en ont jamais fait, m'ont inscrite au NUC, le Club de Neuchâtel.

La passion n'a pas été immédiate. Mais les coachs semblant penser que je me débrouillais​ plutôt bien, m'ont beaucoup encouragée et valorisée. Grisée, j'ai commencé à m'entraîner de plus en plus sérieusement. 

ETRE LIBERO

Alors que toutes mes coéquipières préféraient briller aux postes d'attaquante, j'ai toujours aimé défendre, sauver, plonger... et ça tombait bien parce que j'ai rapidement constaté que je ne mesurerais pas 1.80 m.

Lorsque j'ai atteint la catégorie à partir de laquelle le poste de libéro existe, j'ai tout naturellement décidé de l'occuper... C'est probablement le choix le plus important de ma jeune carrière, car je m'y suis immédiatement épanouie. C'est là qu'est véritablement née ma passion pour le volley. Je me suis alors mise à rêver de Ligue A et d'Equipe nationale... là où j'aurais "ENGEL" inscrit sur mon maillot.

NO PAIN NO GAIN

Très rapidement, je me suis rendue compte - pour paraphraser Roger Federer - que le talent c'est surtout de la sueur.

Je me suis alors mise à me lever tous les matins très tôt pour m'entraîner avant d'aller à l'école avec une seule phrase qui revenait en boucle dans ma tête "Allez Mathilde, encore un effort, un jour tu seras dans l'équipe nationale". Je suis devenue super organisée pour que mes devoirs ne m'empêchent pas de m'entraîner l'après-midi et le soir. J'ai arrêté - ou presque - de manger des desserts pour être sûre de mettre toutes les chances de mon côté.

LA RECOMPENSE

Petit à petit, cette abnégation m'a permis de gravir les échelons du Club, les coachs me faisant de plus en plus confiance.  D'abord sélectionnée en 1ère ligue à 13 ans, j'ai ensuite pu intégrer la ligue B à 15 ans, puis commencer à m'entraîner avec la ligue A l'an dernier.

Parallèlement, j'ai réalisé une première partie de mon rêve, porter le maillot de l'équipe nationale junior mais sans mon nom inscrit dans le dos de mon maillot. A 16 ans, j'ai réalisé la deuxième partie de mon rêve, jouer avec l'équipe national Elite (adulte)... avec mon nom dans le dos. A 17 ans, j'ai ainsi pu non seulement jouer contre des équipes comme l'Italie et le Japon au VolleyMaster de Montreux, mais également participer - et jouer ! - aux Championnats d'Europe Elite à Bratislava en 2019.

Eté 2020, j'ai eu la chance d'être titularisée avec l'équipe suisse Elite en Pologne. Et depuis l'automne 2020, j'ai intégré le contingent de la première équipe du NUC qui milite en ligue nationale A (1ère division).

Éducation: Éducation
  • Mathilde Engel

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